Enfant
Enfant, je passais mon temps à démonter tout ce qui me tombait sous la main. Je voulais savoir ce qu’il y avait à l’intérieur, pourquoi ça marchait, et surtout pourquoi, un jour, ça ne marchait plus.
À propos
Je m’appelle Philippe, et réparer, pour moi, c’est bien plus qu’un métier : c’est une partie de moi.
Tout a commencé bien avant mes premiers outils, auprès de mon grand-père maternel.
C’est lui qui m’a appris à regarder un appareil en panne autrement. Là où beaucoup voyaient un objet bon à jeter, lui voyait un problème à comprendre. « Avant de jeter, on essaie de réparer. » Cette phrase ne m’a jamais quitté.

« Avant de jeter, on essaie de réparer. »
Enfant, je passais mon temps à démonter tout ce qui me tombait sous la main. Je voulais savoir ce qu’il y avait à l’intérieur, pourquoi ça marchait, et surtout pourquoi, un jour, ça ne marchait plus.
À 15 ans, j’ai acheté mes premiers outils. Pas d’atelier, peu de matériel, mais une envie immense d’apprendre. Alors j’ai appris seul, en pratiquant, en me trompant, en recommençant encore et encore. Chaque erreur m’a appris quelque chose que les livres ne m’auraient jamais dit.

Aujourd’hui, j’ai 36 ans et je suis réparateur électroménager à Saint-Amand-les-Eaux. Chaque machine qui arrive entre mes mains a sa propre histoire. Certaines pannes se règlent en quelques minutes, d’autres me demandent des heures de recherche et de patience. C’est précisément ce qui me passionne : ce moment où tout s’éclaire, où l’appareil redémarre, et où je sais qu’il n’ira pas à la poubelle.
Quand je repense au gamin de 15 ans avec sa première caisse à outils, je mesure le chemin parcouru. Et je me dis que mon grand-père serait fier de voir que son savoir-faire continue de vivre, ici, chez vous, à Saint-Amand-les-Eaux.
Je m’appelle Philippe, et réparer, pour moi, c’est bien plus qu’un métier : c’est une partie de moi.
